La Chapelle d’Harembeltz

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La Chapelle d’Harembeltz :



La chapelle romane de Saint-Nicolas d'Harambels18 date des XIIe, XIIIe et XVIIe siècles. (hospitale Sancti Nicolai de Arambels, quod est situm prope Ostayuall, selon un texte du XIIème siècle.

  • La chapelle précède A 2,5km dans son Sud Ouest le village d’ostabat, elle sied à 155 mètres d'altitude dans le bois de Harambeltz

Cette chapelle, unique vestige du prieuré-hôpital indépendant de tout ordre religieux, est dédiée à saint Nicolas, patron des voyageurs.(Saint Nicolas du Bari).

Elle renferme un retable peint du XVIIe siècle, une belle statue de l'apôtre et un curieux relief en bois représentant la Vierge trônant sur un coffre. À remarquer, le chrisme du XIe siècle au-dessus de la porte, surmonté d’une croix de Malte et d’une étoile à cinq branches, ainsi que le porche sous lequel se reposaient les pèlerins.


L’histoire basque se distingue par ses donats, communautés laïques et familiales dont les membres étaient voués au prieuré et à l'hôpital et liés par des vœux mineurs : obéissance, pauvreté et chasteté en cas de veuvage. Dans le cadre de leurs engagements, les donats qui œuvraient sur l'ordre du prieur se mettaient au service des pèlerins.

Harambeltz et Utxiat ont abrité d'importants prieurés hôpitaux médiévaux dont l'organisation reposait sur les donats.

  • Les donats étaient des laïcs qui s'étaient voués à l'entretien du sanctuaire, tout en exploitant les terres du prieuré. Chevilles ouvrières des institutions charitables, ils faisaient les vœux mineurs: obéissance, pauvreté et chasteté en cas de veuvage.

Depuis la fermeture de l'hôpital de Harambeltz, par Louis XVI en 1784, quatre familles de donats se sont instituées propriétaires de la chapelle qu'elles ont pris en charge de génération en génération. Leurs descendants vivent encore aujourd'hui dans les maisons voisines de la chapelle. Copropriétaires de la chapelle, ils en assurent en commun l'entretien.

La succession était dévolue à l’aîné des garçons, « le masle excluant la femelle », à la manière des maisons nobles de Basse Navarre, et, faute de garçon à la fille qui assurait à son mari la charge de donat. À tour de rôle les maîtresses de maison veillent à la propreté de l'édifice et des objets de culte.

Le proche logis d'une famille de donat porte sur sa façade une inscription du XVIIIe siècle mentionnant l'édification de leur maison en 984 et sa reconstruction en 1786, deux ans après la suppression des hôpitaux et des donats en Basse Navarre.

Sur place demandez « Jeannot ». Jeannot Loustalot vous ouvrira les portes de la Chapelle, et commentera pour vous seuls avec passion et érudition l’histoire de ce lieu. Ecoutez le, fermez les yeux et vous repartirez des siècles en arrière…son humour vous ramènera au présent et vous entendrez encore l’écho de son récit en marchant vers Ostabat.




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